Communiquer

Toutes les formes de communication sont importantes quand un-e proche est en prison : faire le lien dedans/dehors, montrer à la personne incarcérée qu’elle n’est pas seule, qu’on la soutient, écrire du courrier, téléphoner, participer aux émissions de radio et envoyer des messages, bref chercher tous les moyens pour communiquer et dialoguer toujours plus.

En prison, recevoir une lettre, quelques mots sur une carte postale ou une photo, c’est excellent pour le moral. C’est un signe que, dehors, on est soutenu-e. Les courriers montrent aussi à l’AP, aux surveillants ou aux codétenu-es que la personne détenue n’est pas isolée, et c’est parfois important lorsque celle-ci subit (ou lorsqu’elle est susceptible de subir) des violences. 
Il est possible de trouver des correspondant-es auprès du Courrier de Bovet ou auprès de collectifs militants qui tiennent des tables d’écriture.

Le courrier 

Vous avez le droit d’écrire tous les jours et même plusieurs fois par jour, la personne enfermée également.
S’il s’agit d’une détention provisoire, le juge d’instruction va ralentir le débit du courrier par un contrôle systématique (il peut même interdire toute correspondance pour une période de 10 jours, renouvelable une fois, ou la limiter à certaines personnes pendant toute la durée de l’instruction). Cette interdiction et ce contrôle ne peuvent pas s’appliquer à l’avocat. Vous pouvez donc demander à son avocat de donner de vos nouvelles.
Si la personne est condamnée, le directeur ne peut pas lui interdire de correspondre, même avec des personnes autres que la famille proche.
Une personne détenue peut écrire à une autre personne détenue, même si elles se trouvent dans le même établissement.

Droits et interdictions

L’argent (billets ou pièces de monnaie) étant interdit en détention, il n’est pas autorisé d’en envoyer par courrier. La lettre serait retenue et votre proche pourrait comparaître devant la commission de discipline. Par contre, vous pouvez envoyer des timbres. Il n’y a pas de nombre maximum clairement défini, mais l’AP a le droit de ne pas remettre votre envoi si elle soupçonne un échange ou un trafic de timbres entre personnes détenues. L’envoi d’un carnet est toujours toléré.
Vous pouvez écrire dans une langue étrangère. Dans ce cas, les lettres risquent de mettre plus de temps à parvenir au destinataire (notamment si la langue utilisée est assez « rare »), car il faut qu’elles soient traduites. C’est systématique pendant l’instruction, plus rare ensuite.
La lettre ne doit pas ressembler à un colis, elle ne doit donc pas peser plus de 2 kg et ne doit pas etre plus grande qu’une feuille A3. Évitez les photos prises devant la prison et les photos et dessins pouvant être interprétés comme des menaces (évasion, violences, etc.).
Vous pouvez envoyer des dessins et des photographies. Vous pouvez parfumer le courrier, utiliser du joli papier à lettres et mettre des timbres de collection (certain-es détenu-es se découvrent une vocation de collectionneur-euses !). En écrivant au verso des tracts ou documents politiques que vous adressez à quelqu’un-e en taule, vous les transformez en papier brouillon qui parfois passent la censure.

Le contrôle du courrier

Tous les courriers envoyés par un-e détenu-e et tous ceux qui lui sont adressés sont ouverts (au départ ou à l’arrivée) par l’AP et ils sont susceptibles d’être lus et/ou photocopiés et joints au dossier de la personne incarcérée.
En prison, le ramassage des lettres se fait le matin. Elles sont fermées après leur possible lecture par le vaguemestre ou le juge. 
Les détenu-es peuvent écrire sous pli fermé (c’est-à-dire sans aucun contrôle) à leur avocat, à l’aumônier-e, aux CPIP, au service médical et aux autorités judiciaires et administratives comme le magistrat qui instruit leur dossier ou le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Ces lettres sont enregistrées sur un registre à l’arrivée et au départ. Attention cependant ! Pour que le courrier soit protégé, il faut que le nom, la qualité et l’adresse de l’expéditeur et du destinataire apparaissent clairement sur l’enveloppe. 

Les retards de courrier

Lorsque le courrier n’arrive pas, dehors comme dedans, on peut tout imaginer… Sachez que, pour les prévenu-es, le courrier passe par le juge d’instruction, ce qui retarde les délais d’acheminement (de deux semaines à un mois). Les juges attendent parfois d’avoir un certain nombre de lettres avant de les envoyer « en paquet ». Il est possible si la situation persiste de faire une demande, par exemple par le biais de l’avocat, pour que les courriers ne soient pas retenus aussi longtemps, même si cela n’aura peut-être pas d’effets directs.

La censure

Les lettres peuvent être « retenues » (c’est-à-dire « censurées ») dans un sens comme dans un autre, mais l’administration est censée motiver sa décision et la notifier aux détenu-es dans un délai de trois jours. Seul le chef d’établissement a le droit de prendre la décision de retenue et il doit en informer la prochaine commission d’application des peines pour les condamné-es, le magistrat saisi du dossier de la procédure pour les prévenu-es et le procureur de la république du lieu de détention si le contenu du courrier met gravement en cause la sécurité de l’établissement ou des personnes et qu’il peut s’agir d’une infraction pénale. Le courrier écrit par un-e détenu-e qui fait l’objet d’une retenue est classé dans son dossier, tandis que le courrier venant de l’extérieur est réexpédié à son auteur. Les courriers classés doivent être remis aux détenu-es lors de leur libération. 
La décision de retenue peut être contestée devant le tribunal administratif, après un recours gracieux, c’est-à-dire une demande de réexamen de la décision, auprès du directeur.
Dans tous les cas, mettez votre adresse sur l’enveloppe, cela permettra à votre correspondant-e de savoir où vous répondre et, en cas de retenue, fera un argument supplémentaire lors d’un éventuel recours, devant le directeur ou le tribunal administratif, car il est rare que l’AP prenne la peine de renvoyer le courrier.
Il y a tellement de monde enfermé que le personnel pénitentiaire manque de temps pour mettre en place toutes les restrictions que la loi lui autorise. Il ne faut donc pas s’autocensurer par excès de zèle. L’autocensure est plus aliénante que la censure officielle. Évitons la pour ne pas nous manger le cerveau et profitons du courrier comme un espace d’échange, de respect et de tendresse !

Quelques conseils 

Évitez les propos pouvant compromettre votre proche en taule (insultes ou diffamation notamment). Les lettres peuvent également être utilisées comme éléments à charge lors d’une enquête menée, par exemple, pour une demande de libération conditionnelle. Certaines plaisanteries peuvent être mal interprétées par l’administration ou la justice et être considérées comme des menaces pour la sécurité.
Si vous prenez l’initiative d’une correspondance avec une personne en prison que vous ne connaissez pas personnellement, il est préférable de se renseigner auparavant sur elle auprès de ses proches. Certain-es détenu-es ne souhaitent pas discuter politique, d’autres se considèrent comme des « prisonnier-es politiques » et l’indiquent sur leur courrier. De manière générale, conformez-vous au ton avec lequel votre correspondant-e répond à vos courriers (en gardant à l’esprit que si une personne en taule écrit qu’elle déteste les matons, elle aura à l’assumer pleinement, alors que vous beaucoup moins).
En prison, beaucoup de gens ont du mal à écrire : parce qu’ils ont l’impression de ne plus rien avoir à dire et que leurs journées se ressemblent, parce qu’il est difficile de coucher sur le papier ses sentiments lorsqu’on est trois dans une cellule… De plus, le temps ne s’écoule pas dedans de la même façon que dehors. Mais ce n’est pas parce que votre proche ou votre correspondant-e n’écrit plus que vous ne pouvez pas continuer à envoyer régulièrement des courriers : suscitez son intérêt, sa curiosité, joignez des dessins, des coupures de journaux… C’est justement dans ces moments difficiles pour votre proche incarcéré-e qu’il peut être important de lui écrire pour tenter de maintenir le contact avec l’extérieur, pour qu’il ou elle garde la tête hors de l’eau.
Il est parfois plus difficile d’écrire aux personnes qu’on aime le plus qu’aux autres. Si vous êtes très proche de la personne en taule et qu’elle met du temps à vous écrire alors que des personnes plus éloignées ont déjà reçu du courrier, cela ne veut pas dire qu’elle vous a oublié ou qu’elle ne vous aime plus. Laissez-lui du temps, et continuez à lui écrire.
Si vous recevez une lettre qui n’est pas passée par le vaguemestre (appelé « vago » en argot), et qui aura probablement été sortie au parloir, n’en parlez pas explicitement dans un courrier car c’est la preuve d’une infraction.
Si la personne à laquelle vous écrivez est transférée ou libérée, l’AP n’a pas le droit d’ouvrir votre lettre. C’est à l’AP de prendre à ses frais la réexpédition du courrier vers le nouvel établissement pénitentiaire ou l’adresse laissée par la personne lors de sa libération, qui figure sur sa fiche de levée d’écrou. Le vaguemestre doit le faire dans un délai maximum de 4 jours. Bien sûr, c’est là la théorie et ces règles ne sont pas toujours respectées…
Une combine : étaler de la colle sur le timbre permet que le tampon de la Poste ne s’imprime pas dessus. Le ou la prisonnnier-e n’aura alors qu’à passer un coup d’éponge pour pouvoir réutiliser un timbre presque neuf.
Vous pouvez écrire à l’intérieur de l’enveloppe le nombre de pages, de timbres ou de photos envoyés. Cela évite parfois leur disparition. Vous pouvez également numéroter vos envois, voire les adresser en recommandé avec accusé de réception si vos courriers ont tendance à se « perdre », au risque de ralentir la remise et d’énerver le vaguemestre. Vous pouvez également inscrire sur le dos de l’enveloppe la date à laquelle vous avez posté la lettre (comme le cachet de La Poste, mais parfois celui-ci n’est pas très lisible) avec une phrase du style : « comme il n’y a pas de grève à La Poste, cette lettre devrait t’arriver le [date]) : ça ne garantit rien, ça met juste un peu la pression…
Vous pouvez également inscrire dans vos courriers : « Selon la circulaire DAP du 9 juin 2011, en cas de retenue, ce courrier devrait être retourné à l’expéditeur. ». De quoi faire réfléchir le vaguemestre quelques instants.

Le téléphone

Toutes les cellules sont maintenant équipées d’un téléphone accessible 24h/24. Dans certains cas, au quartier d’isolement (QI), le téléphone n’est connecté que durant les moments où la pénit’ peut écouter en direct (et donc couper la communication en instantané si elle le décide), donc entre 8h et 18h. Petit à petit les cabines téléphoniques disparaissent donc des coursives et des cours de promenade. 
Dans une cellule avec plusieurs personnes, il n’y a qu’un seul appareil, fixé au mur, ce qui rend compliqué les échanges intimes. Par ailleurs il faut penser aux autres présent-es en évitant de monopoliser l’appareil aux heures stratégiques (les repas, le coucher des enfants…). La personne qui reçoit l’appel entend au début un enregistrement qui signale que la conversation peut être écoutée et enregistrée, mais il n’est pas fait mention explicitement de prison.
L’exception est au mitard où la cellule n’est pas équipée de téléphone. La personne punie ne peut aller téléphoner à ses proches qu’une fois par semaine depuis la cabine qui est dans la coursive. Officiellement, elle peut téléphoner à son avocat ou au numéro de Croix-Rouge écoute autant que besoin (encore faut-il qu’une équipe de matons se rende disponible pour l’emmener à la cabine…).
Les proches dehors ne peuvent pas appeler la personne enfermée, ça ne marche que dans un sens. Toutefois, il est possible de lui laisser un message sur son appareil (qu’elle ne pourra écouter que si elle a du crédit !). Pour cela il faut lui demander son code et se laisser guider par la voix électronique après avoir composé le numéro avec lequel elle a appelé. Ensuite, s’il y a assez d’argent sur le compte et si le numéro est sur sa liste, elle pourra rappeler. En cas de doute, si le message est important et urgent, il vaut donc peut-être mieux passer par le SPIP. 

A qui les personnes détenues peuvent-elles téléphoner ?

Pour téléphoner depuis la prison à quelqu’un dehors, le numéro doit être sur la liste autorisée. Pour être sur cette liste, une personne incarcérée doit en avoir fait la demande au juge d’instruction si elle est prévenue (et ça peut prendre plusieurs semaines) ou au directeur de la taule si elle est condamnée. Pour cela il faut fournir une lettre du ou de la proche qui veut recevoir des appels avec son accord explicite et une copie de sa facture avec son nom et son numéro. En cas de numéro de portable avec un numéro pré-payé, une attestation sur l’honneur peut suffire.

Exemple : « Je, soussignée Bidule, atteste souhaiter des contacts téléphoniques avec mon compagnon Machin, incarcéré dans cet établissement sous le numéro d’écrou truc. Voici mon numéro de téléphone : 0…… et je vous joins une facture OU il s’agit d’un numéro pré-payé, je ne peux donc pas fournir de facture mais j’atteste en être la seule utilisatrice. Salutations. »

Si ce n’est pas quelqu’un de la famille, on peut rajouter une phrase pour expliquer les liens et appuyer sur l’utilité du maintien de relations. 
La pénitentiaire peut parfois appeler auparavant la personne dehors pour s’assurer que le contact est bien désiré des deux côtés : eh oui, il arrive par exemple que des ex, enfermés, harcèlent et aient trouvé la facture par un ami commun…
Le directeur a le droit de vous demander un justificatif et de refuser ou de suspendre votre droit de communiquer par téléphone, mais il doit motiver cette décision. Il est possible de faire un recours contre cette décision. Il peut s’agir d’un recours gracieux (auprès du directeur de la prison), hiérarchique (auprès du directeur inter-régional des services pénitentiaires) ou contentieux devant le juge administratif (recours pour excès de pouvoir). Si vous ne souhaitez plus être sur la liste des numéros autorisés d’une personne, vous pouvez en faire la demande au chef d’établissement.

Combien ça coûte ?

Une fois la liste des numéros autorisés établie, il faut avoir de l’argent pour utiliser le téléphone. C’est un compte qui se recharge via l’appareil depuis le pécule cantinable. Les prix sont nettement supérieurs à dehors : en moyenne, 20 min de conversation quotidienne sur un fixe en France hexagonale coûtera 80 euros par mois. Cela coûte encore plus cher pour appeler des portables et encore bien plus pour appeler à l’étranger. Il existe des systèmes de forfaits mensuels ou de recharges au coup par coup. Une fois que le crédit est épuisé, la conversation s’arrête brusquement.

Appels visio

Depuis le COVID, des moyens techniques ont été mis en place par les SPIP ou la pénit’ pour faire des parloirs virtuels. A l’intérieur, on peut demander à joindre ses proches en visio-conférence. Pour accéder à ce service, les détenu-es doivent réserver un créneau à l’avance auprès des surveillants, les proches ne peuvent pas faire cette demande. Selon les taules les appels visio se font soit dans une salle dédiée, soit depuis des tablettes fournies par l’AP dans les cellules. Les appels sont facturés sur le compte téléphone, à hauteur de 6 euros les 20 minutes. Attention, les communications peuvent être écoutées et visionnées en direct ou en différé par les matons. De fait, ce moyen de communication est un peu tombé en désuétude après la reprise des parloirs et est remplacé par les appels vidéo avec les smartphones illégaux et nombreux en détention.

Appels entre prisonnier-e

De même, si vous voulez parler à un-e proche en prison, alors que vous y êtes vous-même, il est possible d’organiser, avec le SPIP ou des surveillants de bonne volonté, un rendez-vous téléphonique pour vous parler depuis vos établissements ou quartiers différents. Là encore, tout dépend du choix des agents de veiller au maintien de vos relations sociales et, en cas de mauvaise volonté, le refus ne sera pas officiel, donc pas attaquable par le biais de la justice (un peu de pression de la part d’un avocat, du défenseur des droits ou du contrôleur général des lieux de privation de liberté peut aider… ou envenimer le conflit latent).

Les téléphones portables

Face à ces frais importants et à l’écoute possible des conversations par la pénit’, la tentation d’utiliser un portable est grande.
Toutefois, l’introduction d’un appareil (par le parloir par exemple) est interdite et peut entraîner des poursuites judiciaires. Ne faites pas ça à la légère et pas sans l’accord de votre proche. Renseignez-vous si le portable est susceptible de déclencher le portique. Le mettre dans une poche pour pouvoir prétendre l’avoir oublié ne marche pas à tous les coups… 

Des téléphones miniatures facilement trouvables dans le commerce sont suffisamment petits pour passer les détecteurs de métaux sans les faire sonner (mais pas les portiques à ondes millimétriques (POM), portiques plus sophistiqués où un maton regarde un écran comme dans les aéroports, installés au moins dans toutes les maisons centrales). Il faut néanmoins pouvoir les charger dans la cellule. Aujourd’hui, les prises USB sur les télés dans les cellules permettent de charger les téléphones sans avoir à faire rentrer un chargeur complet (câble + transfo), le câble USB suffit. Il est aussi possible de cantiner de quoi confectionner un chargeur artisanal avec 3 petites piles rondes de 1,5 volts chacune et du scotch ; un câble dénudé reliant les 3 piles scotchées entre elles et les bornes « + » et « – » de la batterie suffit alors à charger le téléphone. Cantiner des piles trop souvent peut cependant vite attirer l’attention des matons…

La détention d’un appareil est interdite à l’intérieur et peut entraîner du mitard pour la personne incarcérée et un procès pour le propriétaire du téléphone à l’extérieur. Si la carte sim est à votre nom, il sera facile pour l’AP de vous reconnaître comme complice, tout comme si vous écrivez sur Facebook « J’appelle tous les soirs mon pote en taule » ! Il est préférable, en cas de saisie du portable et/ou de la carte SIM, que ni l’un ni l’autre n’aient déjà servi.
De plus, l’AP a intérêt à laisser des téléphones traîner en prison car ils peuvent être facilement mis sur écoute et donner des tas d’informations, surtout s’ils sont partagés par plusieurs prisonnier-es.

Parloirs sauvages 

Un autre moyen d’entrer en contact est le «parloir sauvage». Il s’agit d’entrer en communication avec la personne détenue par dessus les murs de la prison lorsque celle-ci se trouve en cour de promenade ou dans sa cellule. Cette pratique assez répandue dépend de la configuration spatiale de la prison (prison en ville, proche d’une route, immeubles en face, etc.) Il faut toutefois faire attention à ne pas se faire pincer : évitez de crier le nom de famille des détenu-es ou le vôtre, pensez aux voies de fuites en cas de patrouille de la police, etc. En effet, le « parloir sauvage » constitue un délit pour lequel on peut être mis en garde à vue et même parfois condamné-e. 
Certain-es proches de détenus s’organisent aussi pour aller tirer des feux d’artifice devant les murs de la prison, à l’occasion de l’anniversaire d’un-e détenu-e, du nouvel an ou simplement pour montrer de la solidarité. Ça fait toujours plaisir ! Cette pratique sympathique constitue, également, une infraction ou un délit aux yeux de la loi.

Les émissions de radio

Beaucoup de radios associatives locales ont des émissions consacrées à l’actualité des prisons et de la justice. Animées par des bénévoles qui interviennent en détention (visiteur-euses de prison et aumonier-es notamment) ou par des militant-es, parfois ex-détenu-es ou proches de détenu-es, ces émissions permettent de s’informer, mais aussi d’entrer en contact avec d’autres personnes concernées par la prison.
Les émissions peuvent être consacrées à la diffusion de messages pour les détenu-es, à des dédicaces de chansons, à des informations pratiques ou à des analyses politiques de l’enfermement. Tout dépend du choix éditorial de l’équipe aux manettes !
La couverture en FM est quand même assez mince, l’accès à l’information est bien sûr plus conséquent si votre proche est équipé d’un accès à internet (illégal, on le rappelle). Vous pouvez demander s’il existe ce type d’émissions à votre proche, aux autres visiteur-euses, aux bénévoles présents à l’accueil de l’établissement ou au service social. Et vérifiez que votre proche dispose bien d’une radio en cellule ou alors envoyez-lui l’argent nécessaire pour l’achat d’un poste.
Si vous laissez un message à la radio à l’intention d’une personne en taule, n’oubliez pas qu’elle n’est pas la seule à l’écouter… Ce n’est pas toujours facile de laisser un message à la radio, mais ce n’est pas toujours évident non plus, de l’autre côté des barreaux, d’écouter ses proches, surtout si les nouvelles ne sont pas bonnes. Alors mettez de la bonne humeur dans votre message et appelez à plusieurs si vous avez peur de perdre vos moyens !

Voici une liste, non-exhaustive, d’émissions de radio anti-carcérales :

AVIGNON :

  • V’LA LA GAMELLE ! — tous les 1er mercredis du mois à 20h (rediffusion  hebdomadaire)
    Sur AÏOLI RADIO : en DAB+ sur le canal 5C ou en podcast 
    Contact : crevelataule84[@]riseup.net

BORDEAUX : 

  • L’AUTRE PARLOIR — tous les mercredis à 19h
    Sur LA CLEF DES ONDES : 90.1 FM 
    Diffusée au CRA de Bordeaux et à la MA de Gradignan
    Contact : radio[@]lacledesondes.fr | 05.56.50.69.99 (en direct) | 09.62.63.35.46 (messages)

CLERMONT-FERRAND : 

  • DEDICACE DU SIECLE – tous les samedis à 18h
    Sur RADIO CAMPUS : 93.3 FM
    Diffusée à la MA de Riom
    Contact : dedicacedusiecle@riseup.net | 07.45.22.56.62 (Télégram, Signal, What’s App)

LYON : 

  • LA PETITE CUILLÈRE — tous les 1ers et 3èmes jeudis du mois de 20h à 21h
    Sur RADIO CANUT : 102.2 FM 
    Diffusée à la MA de Corbas, aux CP de Saint-Quentin-Fallavier et de Villefranche-sur-Saône, à l’UHSA de Vinatier, au CRA de Saint-Exupéry et à l’EPM de Meyzieu. 
    Contact : lapetitecuillere[@]riseup.net | 07.81.35.93.71 (messages) | Atelier d’écriture, 24, rue Sergent-Blandan, 69001 Lyon

MARSEILLE : 

  • PARLOIR LIBRE –  tous les samedis de 19h à 21h
    Sur RADIO GALÈRE : 88.4 FM 
    Diffusée au CP des Beaumettes, au CP d’Aix-Luynes, au CD de Salon-de-Provence, au CD de Tarascon, au CRA du Canet, à l’EPM de la Valentine, à l’UHSI-UHSA de l’hôpital Nord et à la MC d’Arles
    Contact : parloirlibre@gmail.com | 04.91.08.28.10 (en direct) 
  • LA COURTE ECHELLE – tous les dimanches de 19h30 à 20h 
    Sur RADIO GALÈRE : 88.4 FM 
    Diffusée au CP des Beaumettes, au CP d’Aix-Luynes, au CD de Salon-de-Provence, au CD de Tarascon, au CRA du Canet, à l’EPM de la Valentine, à l’UHSI-UHSA de l’hôpital Nord et à la MC d’Arles
    Contact : 04 91 08 28 10 (en direct) | La Courte Échelle, Radio Galère, Friche de la Belle de mai, 12 rue François-Simon, 13003 Marseille

NANCY : 

  • PAROLES D’OUTRE MURS — tous les dimanches de 18h à 19h
    Sur RADIO FAJET : 94.2 FM 
    Diffusée au CP de Maxéville
    Contact : paroles[@]fajet.net | Pom c/o Fajet, 47, rue Charles-III, 54000 Nancy 

NANTES : 

  • CASSE-MURAILLE — tous les vendredis à 18h 
    Sur RADIO PRUN’ : 92.0 FM 
    Diffusée au CD de Nantes, EPM d’Orvault, MA de Nantes
    Contact : 07.82.98.43.59 | Le Grand B, 11 rue de Dijon, 44800 Saint-Herblain

PARIS : 

  • L’ENVOLÉE — tous les vendredis à 19h à 20h30
    Sur FPP : 106.3 FM
    Diffusée aux MA de Bois d’Arcy, Nanterre, Fresnes, Fleury-Mérogis, La Santé, Villepinte, Versailles, Osny, Centrale de Poissy, aux CP de Réau Sud-Francilien et de Liancourt, et aux CRA de Vincennes, Mesnil-Amelot et Palaiseau
    Contact : contact[@]lenvolee.net | 07.53.10.31.95 (messages) | 01.40.05.06.10 (direct) | L’Envolée – FPP, 1, rue de la Solidarité, 75019 Paris
  • CARAPATAGE – tous les 1ers et 3èmes mercredis du mois de 20h30 à 22h
    Sur Radio Libertaire : 89.4 FM
    Diffusée aux MA de Bois d’Arcy, Nanterre, Fresnes, Fleury-Mérogis, La Santé, Villepinte, Versailles, Osny, Centrale de Poissy, aux CP de Réau Sud-Francilien et de Liancourt, et aux CRA de Vincennes, Mesnil-Amelot et Palaiseau
    Contact : carapatage@riseup.net | 4 villa Stendhal 75020 Paris

PAU : 

  • PASSE-MURAILLES — tous les jeudis à 18h à 20h
    RADIO RPO : 97.0 FM 
    Diffusée dans la MA de PAU
    Contact : 05.59.80.00.09

RENNES :

  • 94 DEGRÉS À L’OMBRE- tous lesdimanches de 12h à 14h 
    Sur CANAL B : 94.0 FM
    Diffusée au CP de Rennes-Vezin, CP pour femmes, et au CRA de Saint-Jacques-de-la-Lande
    Contact : 94degresalombre@protonmail.com | 02 99 52 77 66 (en direct) | 94 degrés à l’ombre, Maison des associations, 6 cours des Alliés, 35000 Rennes

TOULOUSE : 

  • BRUITS DE TÔLES — tous les 1ers et 3èmes jeudis du mois de 19h à 20h (Rediffusion tous les vendredis de 17h à 18h)
    Sur CANAL SUD : 92.2 FM
    Diffusée au CD de Muret, à la MA de Seysses, et au CRA de Toulouse-Cornebarrieu
    Contact : bruitsdetoles@no-log.org | Canal Sud, 40 rue Alfred Duméril 31400 Toulouse

VALENCE : 

  • ZONZ’ONDES — tous les 2èmes mercredis du mois à 20h (rediffusion tous les 2ème vendredis du mois à 11h)
    Sur RADIO MEGA : 99.2 FM
    Diffusée au CP de Valence
    Contact : 09.72.40.20.85 (en direct) | 07.44.17.84.13 (WhatsApp, Signal, Telegram et messagerie classique) |  ZonZ’ondes /Radio Méga, 25 rue Prompsault, 26000 Valence

Rediffusions FM de l’Envolée : 

ARRAS : tous les mardis à 21h30
Sur RADIO PFM : 99.9 FM 
Diffusée dans le CD de Bapaume, le CP de Vendin-le-vieil et la MA de Douai

BREST : tous les dimanches à 16h30
Sur RADIO U : 101.1 FM 
Diffusée dans la MA de Brest-L’Hermitage

GUINGAMP : tous les lundis à 22h
Sur RADIO KREIZ-BREIZH : 106.5 FM 
Diffusée à la MA de Saint-Brieuc

HAUTE-LOIRE : tous les dimanches à 17h 
Sur FM43 : Le Puy en Velay (100.3 FM), Yssingeaux (102 FM), et Le Chambon sur Lignon (105.7 FM) 
Diffusée à la MA du Puy en Velay

MARSEILLE : tous les jeudis de 20h30 à 22h
Sur RADIO GALÈRE : 88.4 FM 
Diffusée au CP des Beaumettes, au CP d’Aix-Luynes, au CD de Salon-de-Provence, au CD de Tarascon, au CRA du Canet, à l’EPM de la Valentine, à l’UHSI-UHSA de l’hôpital Nord et à la MC d’Arles

MONTPELLIER : tous les dimanches à 12h
Sur L’EKO DES GUARRIGUES : 88.5 FM 
Diffusée au CP de Villeneuve-lès-Maguelone

MULHOUSE : tous les vendredis à 19h
Sur RADIO MNE : 107.5 FM 
Diffusée à la MC d’Ensisheim

NANTES : tous les lundis à 12h
Sur JetFM : 91.2 FM
Diffusée au CD de Nantes, EPM d’Orvault, MA de Nantes

TOULOUSE : tous les lundi de 17h à 18h30 et tous les 4èmes jeudis du mois
Sur CANAL SUD : 92.2 FM
Diffusée au CD de Muret, à la MA de Seysses, et au CRA de Toulouse-Cornebarrieu